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:: T.M.Revolution - vestige ::

Informations

Liste des pistes :

1. vestige

2. crosswise

 

Date de sortie : le 17 août 2005

Commentaires et critique

first press : un sticker et une carte de Haine Westenfluss + papier pour voter pour une chanson dans la future compilation de self-cover.

Vestige est un single important dans la carrière de TMR, au même titre que l'étaient Ignited ou INVOKE. Tout d'abord, comme ces derniers, la chanson "vestige" fut utilisée dans la série animée du moment, Gundam Seed Destiny, à un moment important de l'histoire, lui donnant un point commun avec Meteor (ballade de l'album coordinate, utilisée dans Gundam Seed et visiblement très appréciée des fans de la série).

Mais également, elle a un statut particulier car il s'agit d'une ballade. Or, sur les vingt singles sortis précédemment, un seul était une ballade ! Ce single, tout comme Ignited, se classe directement premier des ventes au Japon, en en faisant le quatrième n°1 de sa carrière, mais aussi le second consécutif après Ignited.

La chanson couplée avec la chanson titre est crosswise, qui elle fait office de générique du jeu Sengoku Basara, ou Devil Kings en occident.

1. vestige

Des guitares électriques 100% synthétiques, presque marque de fabrique de TMR, brusquement rejointes par d'autres instruments au synthé, nous offrent une introduction aussi grandiloquente que courte. Elle se transforme aussitôt en un filigrane de sons électroniques assez planants et mystérieux, mâtinés d'un piano au synthé, avec une consonance plutôt "trance".

Arrive alors la voix de TMR, plus profonde et appuyée qu'à l'accoutumée, qui confère aussitôt à la chanson un ton dramatique assez prononcé. Les couplets n'ont pas une mélodie très recherchée, mais les sonorités que l'on entend en fond leur donne un cachet particulier et très agréable.

Les basses et le rythme se font plus pressants pour l'introduction au refrain, tout comme la voix de TMR qui change également de ton, soulignée par quelques notes de synthé à la mode trance... et nous arrivons à un refrain qui voit le retour des guitares électriques en fond, avec un rythme marqué, et une mélodie à la fois triste et jolie.

Je dois également souligner la présence, comme souvent dans les chansons de TMR, d'un excellent pont musical, dont la mélodie est réalisée à la guitare électrique et au synthé simultanément, et qui à la fin est ponctué de quelques envolées de synthé "trance" très bien trouvées.

Au final, nous avons là une bien belle chanson. Elle n'est pas exempte de défauts, car la mélodie des couplets aurait pu être améliorée par exemple, mais les sonorités de cette ballade sont agréables à l'écoute du début à la fin, l'ensemble sonne très soigné avec une myriade de petits bruitages. On remarque également un chant de Takanori légèrement différent, et c'est particulièrement flagrant lors du live à Popjam : sa voix est plus travaillée.

2. crosswise

Ici encore, on a droit à une introduction à coups de guitare synthétique. Mais le ton n'est plus du tout le même : les guitares sont très agressives, et on leur ajoute un rythme dance rapide et des bruitages électroniques.

Takanori entame le premier couplet avec une voix très maniérée, les mots y sont presque hachés ; cela, ajouté au rythme rapide de la chanson, rend plutôt bien. La musique y reste la même que pendant l'introduction. L'introduction au refrain est vraiment excellente : les guitares suivent la voix de TMR et la mélodie y change du tout au tout.

Le refrain, lui, est fort sympathique, et bien qu'il sonne particulièrement générique (normal en l'occurrence...), est plutôt accrocheur et rapidement mémorisé.

Le second couplet, lui, est réduit de moitié par rapport au premier, bonne idée pour éviter la lassitude. Il est suivi après le refrain d'une longue partie instrumentale reprenant la musique des couplets, à savoir ces guitares électriques agressives omniprésentes accompagnées de quelques notes de synthé... Puis un peu plus tard, l'instrumental reprend l'introduction au refrain sans les paroles. Sympa !

Personnellement, je trouve que ces deux chansons sont à la fois opposées et complémentaires. Elles n'ont en tout cas qu'un point commun : elles sont excellentes !

Je remarque cependant la mauvaise habitude prise de n'offrir que deux pistes à tout casser sans même les instrumentaux.

Et si ça vous intéresse, pour le prochain album, moi j'ai voté pour la très vieille Liar's Smile...

Le clip
Obsèques...
Tristesse
Il l'observe sans qu'elle puisse le voir...
Il la suit...
... vraiment partout
Regarde mes ailes !

Quelle excellente surprise que ce clip, ma foi ! Aussi loin que je me souvienne, c'est le seul clip où l'on ne voie pas TMR en train de chanter.

Tout comme la chanson, le thème du clip est triste, mais le clip en lui-même est vraiment émouvant, en plus d'être très bien réalisé d'un point de vue effets spéciaux (discrets) et d'un point de vue artistique également avec des couleurs très jolies et très tristes en même temps et un ralenti omniprésent.

L'histoire est sujette à interprétation. Au début, on voit cette jeune femme poser une fleur sur la poitrine d'un mort dans un cercueil (c'est Takanori), les larmes coulant sur son visage (à elle). On voit ensuite ce même mort, mais il semble bien vivant cette fois, perché en haut d'un immeuble. Il observe la jeune fille qui déambule dans les rues l'air désemparé. Il s'approche d'elle, mais elle passe près de lui sans le voir et le dépasse. A ce moment précis, on voit au dessus d'eux deux statues représentant chacune le même cheval, mais dans un sens opposé l'un à l'autre.

On les retrouve à différents endroits, avec partout le même schéma : il l'observe alors qu'elle se morfond dans le désespoir.

Suit alors un plan plus difficile à comprendre. Dans une pièce complètement blanche, notre héros se trouve avec un enfant qui lui montre, l'air enthousiasmé, ses petites ailes blanches. TMR secoue la tête d'un air désapprobateur et passe son chemin.

Le premier refrain coincide avec la tentative de suicide de la jeune fille, qui se jette, ou plutôt se laisse tomber du haut d'un building. On la voit tomber au ralenti, mais soudain Takanori lui attrape le bras, et déploie ses grandes ailes blanches pour la sauver. Lorsqu'elle reprend ses esprits, elle reconnaît son amant.

Par la suite, on les voit tous les deux ensemble, heureux, parler et marcher ensemble avec des sourires. Mais dans le même temps, dans la pièce blanche, Takanori a ses ailes déployées et semble souffrir et perdre ses forces peu à peu. La plus belle image de ce clip est probablement celle où la jeune fille le prend dans ses bras, et il déploie ses ailes. Des petits bouts de plumes se mettent à voler partout autour d'eux : c'est plutôt joli.

Pendant le pont musical, on suggère qu'ils ont passé une dernière nuit ensemble, mais au petit matin, seule la jeune fille se réveille : Takanori, lui, reste inerte. On voit le Takanori dans la pièce blanche qui souffre le martyre, puis qui tombe dans le vide et en fin de compte, on le retrouve à terre, ses ailes autrefois blanches désormais teintées de noir, et la pièce également noire.

Le clip se termine comme il a commencé : la jeune fille pose une fleur sur le corps inanimé de Takanori. A ceci près qu'ensuite, il rouvre les yeux, et la fleur s'enflamme, tout comme sur la pochette du single.

Pour conclure, nous avons là un clip magnifique (probablement un des plus beaux de TMR) pour une fort belle chanson.

Alors qu'elle pleure encore et encore...
Sauvetage
Elle reconnaît son sauveur
Les amants se retrouvent
Son alter ego se meurt
Fais pas la tête...
Le clou du clip à mon goût
C'est la fin
Dernier moments de bonheur
Cadavre
Retour à la case départ
Cette fois c'est bien fini
Adieux
Gros plan sur le "mort"...
Peut-être pas si mort que ça

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